Lux aeterna - Visions of Bach | Béatrice Berrut (2015) [FLAC] [24-96]

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Lux aeterna - Visions of Bach | Béatrice Berrut


2015

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Béatrice Berrut. Si elle a commencé à skier à deux ans, ça n’est que plus tard que le piano fait son apparition dans sa vie. Et pourtant, il y en a toujours eu un à la maison, qui résonnait sous les doigts de sa mère. Il ne fut pas de soir où les deux sœurs ne se sont endormies aux mélodies des Scènes d’enfants de Schumann ou des Chansons sans paroles de Mendelssohn.
Petit à petit, fascinée par le son, elle se rapproche discrètement de cette étrange caisse en bois qui produit des harmonies si belles et expressives. On lui fait alors prendre ses premiers cours de piano. Elle a huit ans. Très vite l’instrument obnubile ses pensées, car il lui permet un accès à un monde merveilleux et parallèle, bien loin du plat quotidien de l’école primaire. Sur son pupitre, à l’agacement de ses voisins, elle passe les longues heures de la journée à répéter ses pièces. Puis un jour dans sa onzième année vient la révélation : le hasard veut qu’elle trouve dans la discothèque de ses parents l’enregistrement du deuxième concerto de Brahms. C’est un choc existentiel ; le monde tel qu’elle le connaît se dérobe sous ses pieds, pour lui ouvrir une porte dans le cosmos. Cette musique est irréelle et tellement belle qu’elle lui paraît presque insoutenable. Des nuits blanches suivent cette rencontre. Dans son lit, les yeux rivés au plafond, elle dirige le Concerto de Brahms. Le matin en se levant, elle respire le Concerto de Brahms, durant la journée elle chantonne le Concerto de Brahms. Elle voudrait être le Concerto de Brahms. Tout est soudain clair : son existence est là pour servir cette musique venue d’un autre monde......(...WebSite...)

Dans ce recueil de transcriptions d’œuvres de Bach avec des pièces d’Escaich, la pianiste suisse Béatrice Berrut propose une vision éminemment moderne du maître allemand.
Après deux disques « romantiques » – un premier sur le thème de la musique russe avec la violoncelliste Camille Thomas et un solo consacré à Schumann – Beatrice Berrut aborde Bach à travers un prisme toujours romantique. En effet, si les trois grands pianistes qui ont transcrit ces pièces (Wilhelm Kempff, Alexander Siloti, Ferrucio Busoni) appartiennent au tournant 20e siècle, ils sont tous héritiers du postromantisme quelque peu grandiloquent de la fin du 19e, qui déploient les couleurs variées dignes d’un grand orchestre. Et Beatrice Berrut a ces couleurs en elle, dans ses mains, sous ses doigts.
Dans les trois premières transcriptions, Siciliano, Aria et Chaconne, c’est la richesse de la sonorité qui prime. La manière dont la pianiste fait ressortir les melodies, dans une sonorité à chaque fois différente, est si naturelle que l’on sent même la vibration de la voix ou des cordes, notamment dans l’Aria. Dans Orgel-Choralvorspiele où le caractère mélodieux est conservé, Busoni semble chercher à explorer pleinement les capacités que l’instrument peut offrir. Beatrice Berrut répond sans faute à l’exigence du transcripteur, ajoutant une touche délibérément moderne, voire jazzy (Num freut euch, lieben Christen g’mein, BWV 734 ; Herr Gott, nun schleuss den Himmel auf, BWV 617 ; In Dir ist Freude, BWV 615).
Les Trois Etudes baroques et Jeux de doubles de Thierry Escaich se situent sur cette lignée : la similitude dans les traitements de motifs et de matériels est frappante entre Num freut euch, lieben Christen g’mein et le « Vivacissimo », que la musicienne joue avec une légèreté et une gravité à la fois. Les jeux de doubles, en écho à la Gavotte et ses six doubles de Rameau, sont traversés par un rythme frénétique. L’interprétation de la pianiste, extrêmement vivante, fait même penser à une sorte de trans musical, tant l’obstination rythmique est bien rendue.
Avec ce disque Beatrice Berrut réaffirme son excellence et on ne regrettera jamais d’avoir cet enregistrement dans sa collection. (resmusica)

Pour ce nouvel album enregistré sur un rare piano Bösendorfer à Flagey, durant l’été 2014, la pianiste suisse Beatrice Berrut à imaginé autour de Bach un bel itinéraire. Avec une progression sensible, les nombreuses pièces de Johanne Sebastian Bach, ici dans les intemporelles transcriptions de Kempff, Siloti et Busoni, entrent en dialogue évident avec quatre compositions contemporaines de Thierry Escaich, placées en contrepoint final.
Certaines des oeuvres de Bach, connues, comme la sicilienne ou la chaconne, ne devraient pas manquer de séduire un grand nombre d’auditeurs comme les plus connaisseurs s’attacheront davantage à détailler l’approche pianistique investie de l’interprète. La personnalité à fleur de peau de l’artiste transparait sans jamais tirer à soi ou phagocyter le texte et son esprit. En ce sens, les 10 Chorales et Préludes de Ferruccio Busoni égrainent une palette de sentiments qui vont de la délicatesse à l’allégresse en passant par l’introspection tout en maintenant une unité d’ensemble homogène.
Les quelques difficultés des partitions de Thierry Escaich passent inaperçues sous les doigts de la pianiste pour révéler des œuvres profondes et intenses. Elles dialoguent et font écho aux transcriptions de Bach de belle manière. Elles seront pour beaucoup des découvertes.
L’excellente qualité technique de l’enregistrement valorise l’interprétation et restitue parfaitement les rares couleurs d’un piano Bösendorfer grand concert disposant d’une large palette expressive comme rarement entendue jusqu’ici. L’exigence dans l’exécution de chacun des aspects de la conception et de la production de cet album vient parfaire la cohérence de la démarche. Il ne faudrait pas qu’il passe inaperçu.
Aux philistins qui trouveraient à ergoter sur le choix de la belle photo de la couverture de l’album, voilà en fait l’affirmation d’une personnalité sincère. La dimension libératoire d’un disque personnel comme un élan spirituel ?!
Un remarquable album dans la discographie trop rare de la jeune artiste. (lessalonsdemusique)

En ce qui concerne la musique pour clavier de Bach, je n'ai jamais eu le moindre scrupule à l'entendre jouer sur un piano «moderne». En fait, je le préfère comme ça. Ce n’est pas que j’ai un downer sur le clavecin ou le clavicorde: c’est juste que j’apprécie mieux le son du piano. Je n'ai pas non plus de problème avec les transcriptions de Bach. Mon introduction au grand homme a été d'entendre Ronald Smith jouer du magnifique arrangement de Myra Hess intitulé «Jesu, la joie de l'homme qui désire». Depuis lors, j'ai aimé entendre András Schiff, Angela Hewitt et Glenn Gould jouer du Bach sur mon instrument préféré. En outre, bien que j'apprécie les efforts de recherche visant à recréer la partition «idéale» de Bach et la performance la plus «authentique», ce n'est pas quelque chose qui exerce mon esprit dans une grande mesure.
Le présent CD est conçu pour "construire un pont entre le temps de Bach et le nôtre" et expose "une preuve positive de l'universalité et du caractère intemporel de sa musique, qui peut parler à toutes les générations". Pour ce faire, Beatrice Berrut joue une sélection de transcriptions de la musique de Bach de Busoni et d’autres, ainsi que du compositeur français moderne Thierry Escaich dont les «Trois etudes baroques» sont inspirées mais non dominées par Bach.
La Chaconne, BWV 1004 transcrite par Busoni est bien connue. La musique provient du dernier mouvement de la Partita n ° 2 en ré mineur pour violon seul. Manifestement, Busoni a étendu son travail au-delà de la portée unique de l'original, en utilisant tous les accessoires du grand concert moderne, une technique de piano romantique et des coloris quasi orchestraux. Il a été bien dit que cette réalisation ressemblait davantage à une adaptation d'une œuvre pour orgue qu'à un mouvement écrit pour un instrument à cordes non accompagné. Le résultat est un travail immense, complexe, techniquement difficile et émotionnellement varié. Quels que soient les points de vue sur le processus de transcription, il s'agit d'un chef-d'œuvre de l'art du pianiste. Beatrice Berrut joue de manière impressionnante et inspirante.
Le plus long travail sur ce CD exceptionnel est le BV B 27 'Ten Chorale Preludes' (référence du catalogue Busoni) transcrit par Ferruccio Busoni. Celles-ci sont extraites de l' Orgel-Choralvorspiele de Bach pour orgue. Certaines pièces bien connues font leur apparition ici, notamment «Wachet auf, ruft uns die Stimme», BWV 645, «Jesus Christus, unser Heiland», BWV 665 et «In Dir ist Freude», BWV 615. Une fois que l'on permet que Busoni apporte sa propre vision idiosyncratique sur la transcription de cette musique, ces œuvres pour orgue sous forme de piano sont tout à fait agréables.
Deux autres morceaux de Bach sont inclus ici: le Siciliano de la Sonate pour flûte en mi bémol (BWV 1031) transcrit par le pianiste allemand Wilhelm Kempff et le bien-aimé Air (sur une corde en sol) de la suite orchestrale No.3 en ré majeur BWV 1068 arrangé par le compositeur russe Alexander Siloti. Les deux numéros fonctionnent à merveille et se jouent ici avec un sentiment énorme et une fraîcheur inimitable.
Je n'ai pas rencontré la musique du compositeur et organiste français Thierry Escaich. Né à Nogent-sur-Marne en 1965, il a à son actif de nombreuses œuvres, notamment deux symphonies, plusieurs concertos pour divers instruments et une grande quantité d'œuvres de chambre.
Les Trois études baroques ont été composées en 2008 et constituent «un hommage voilé à Bach». Cependant, il ne s'agit pas d'une parodie ou d'une «transcription» de la musique du maître. Escaich apporte son talent et ses aspirations à ces études. Il y a un élément de jazz qui infuse (mais ne domine jamais) la musique. Les discordances et la "syncope rythmique" jouent un rôle important dans le développement de l'argument. Les structures sont claires, en particulier dans la troisième étude qui est une «Chaconne». J'ai été impressionné par la puissance, le dynamisme et l'invention de ces études. Je ne sais pas comment les autres musiques de Thierry Escaich ressemblent, mais, à partir de ces pièces aux multiples facettes, il a clairement trouvé une voix personnelle essentielle et importante, intemporelle dans son application. La dernière pièce de ce CD est «Jeux de doubles» (2001) d’Escaich, qui doit son inspiration à Rameau.
Beatrice Berrut est née en 1985 dans le canton suisse du Valais. Après des études au Conservatoire de Lausanne et à la Fondation Heinrich Neuhaus de Zurich, elle a obtenu son diplôme de la Hochschule fur Musik 'Hans Eisler' à Berlin. Elle a aimé poursuivre ses études avec John O'Connor à la Royal Irish Academy of Music à Dublin.
Berrut a beaucoup joué en Europe et aux Amériques, notamment des récitals au Wigmore Hall, au Preston Bradley Hall à Chicago et au Teatro Coliseo à Buenos Aires. Berrut donne de nombreux récitals à la télévision et à la radio. Sa discographie actuelle comprend trois sonates pour piano, des œuvres pour violoncelle et piano russes de Robert Schumann, ainsi que la belle sonate de Rachmaninov.
Ce CD est un plaisir à écouter. L'enregistrement est équilibré et affiche à la fois la musique complexe de Thierry Escaich et les détails intimes du Bach. Les notes sont écrites par le pianiste et sont des plus utiles.
Il existe de nombreux CD de transcriptions pour piano de la musique de JS Bach, y compris l'excellente série de Hyperion. Cependant, tous les auditeurs n’ont pas besoin d’une vaste collection de ces œuvres. Le disque actuel présente l’immense Chaconne, deux chaudières à casseroles et quelques célèbres préludes de chorale de Bach sous une nouvelle apparence (ish). Les trois études de Thierry Escaich constituent la valeur ajoutée. C'est une magnifique introduction au genre jouée dans un style révélateur par la brillante Beatrice Berrut. (musicweb)




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Une belle vidéo Youtube, avec l'efficace et attentive collaboration du site :


Label : Aparté

Date : 12 janvier 2015

Format : FLAC 24-96

Total Size : 1.16 Go



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INFORMATIONS REQUISES, ESSENTIELLES ET ABSOLUMENT INDISPENSABLES:
NOMBRE DE FICHIERS: 22 (VINGT-DEUX) !
NOMBRE DE PISTES: 17 (DIX-SEPT) !
ARTISTES: BÉATRICE BERRUT (c'est vrai que c'est plus lisible en majuscules)
ALBUM: LUX AETERNA - VISIONS OF BACH
ANNÉE : 2015 (Le mot "date" de parution doit être trop évasif, sans doute)
FLAC 24 (VINGT-QUATRE) BITS 96000HZ (QUATRE-VINGT-SEIZE-MILLE)
BITRATE: NON REQUIS, NON PERTINENT....

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Commentaires

Derniers commentaires

  • utilisateur

     Streetplane

    47.71To - 4.40To

    Ajouté par Streetplane il y a 5 jours

    Merci de nous faire partager l'écoute de cette artiste trop méconnue et qui a quelque chose à dire.